Outre ses services dâestimation dâĂąge, Persona compare vos selfies Ă des photos de personnes fichĂ©es grĂące Ă la reconnaissance faciale, analyse vos informations dâidentitĂ© en fonction de 14 catĂ©gories de contenus mĂ©diatiques Ă caractĂšre nĂ©gatif (mention de terrorisme, espionnage, etc.) et Ă©tiquette ces rapports avec des noms de code issus de programmes de renseignement actifs. Ces programmes, menĂ©s dans le cadre de partenariats public-privĂ©, luttent contre lâexploitation des enfants en ligne, le trafic de cannabis et de fentanyl, les escroqueries sentimentales, le blanchiment dâargent et le commerce illĂ©gal dâespĂšces sauvages. Une fois lâidentitĂ© dâun utilisateur vĂ©rifiĂ©e auprĂšs de Persona, le logiciel effectue 269 contrĂŽles distincts et explore Internet et les sources gouvernementales Ă la recherche de correspondances potentielles, notamment en comparant votre visage Ă celui de personnes politiquement exposĂ©es (PPE), et en gĂ©nĂ©rant des scores de risque et de similaritĂ© pour chaque individu. Les adresses IP, les informations du navigateur et de lâappareil, les numĂ©ros dâidentification officiels, les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone, les noms, les visages et mĂȘme les arriĂšre-plans des selfies sont analysĂ©s et conservĂ©s pendant trois ans maximum. Les informations analysĂ©es par le logiciel sur les images comprennent la « dĂ©tection dâentitĂ©s suspectes sur les selfies », une « comparaison dâincohĂ©rences dâĂąge sur les selfies », la « dĂ©tection dâarriĂšre-plans similaires » (qui semblent correspondre Ă ceux dâautres utilisateurs de la base de donnĂ©es) et la « dĂ©tection de poses rĂ©pĂ©tĂ©es sur les selfies », qui semble servir Ă dĂ©terminer si vous adoptez la mĂȘme pose que sur des photos prĂ©cĂ©dentes. En rĂ©sumĂ©, le logiciel « vous signale comme une « entitĂ© suspecte » uniquement sur la base de votre visage », Ă©crivent les chercheurs.